Bibliothèque d'Ephèse (©Alain Dagron)
La tradition présente le quatrième évangile, les trois lettres de Jean et l'Apocalypse comme les oeuvres d'un même auteur, Jean, apôtre de Jésus. L'exégèse cependant nous montre que ces textes sont tardifs et certainement de plumes différentes. Mise au clair de ce que l'on peut dire aujourd'hui de l'écriture de ces textes
Le quatrième évangile raconte la vie de Jésus, comme les trois autres, mais avec des différences notables tant dans le fond que dans la forme. D'ailleurs, il ne se proclame pas lui-même évangile. Pour autant l'Eglise l'a toujours compté parmi ses textes fondateurs. Comment ce texte a-t-il été intégré au Nouveau Testament, à l'origine et au cours de l'histoire, et comment est-il lu aujourd'hui encore comme un fondement théologique de la foi chrétienne ?
Le texte du quatrième évangile est unanimement considéré comme d'une grande valeur, théologique et littéraire. Pourtant quand on le regarde de près, on remarque qu'il est très composite, c'est à dire formé de passages d'une grande variété de styles et de provenances. Regard sur ces passages les plus étonnants du texte, parfois peu homogènes par rapport à l'ensemble, parfois d'écriture tardive, parfois situés à une place où on ne les attendrait pas...
Le quatrième évangile ne ressemble pas aux trois autres, tant dans sa forme que dans son contenu. Pourtant il a été très tôt inclus dans le Nouveau Testament et très largement accepté par les Pères et les autorités de l'Eglise. Qu'est ce qui le rend si original et en même temps si attrayant ?
Qui n'a pas entendu parler de Marie de Magdala ? Qui n'a jamais vu un tableau représentant "les saintes femmes" près de la croix de Jésus ? C'est l'évangile de Jean qui nous donne tous ces détails sur les femmes qui ont jalonné le parcours de Jésus au long de sa vie terrestre. Les autres évangiles sont beaucoup plus discrets sur ce sujet
L'apôtre Paul a une réputation bien établie de misogynie. D'ailleurs, il est resté toute sa vie célibataire : peut-être peut-on voir là un signe de son mépris pour les femmes ? En lisant de près les épîtres de Paul dans lesquelles il est question des femmes, on peut nuancer cette appréciation. Certes l'Antiquité est une période de l'histoire où les femmes avaient un rôle secondaire, au moins en public ; pour autant Paul a peut-être été beaucoup moins dur avec elles qu'il n'y paraît à première vue
Il semble que le prénom "Marie" ait été fort commun dans l'Antiquité. En tout cas le Nouveau Testament et particulièrement les évangiles en présentent plusieurs. Et si la mère de Jésus a une place à part, les autres Marie sont parfois difficiles à distinguer les unes des autres, d'autant plus que les différents évangélistes ne parlent pas toujours d'elles de la même façon. Qui sont les différentes "Marie" des évangiles ?
Dans les premiers siècles du christianisme, beaucoup de textes ont été écrits sur les mêmes thèmes que ceux qui sont abordés dans le Nouveau Testament. Pourtant ils n'en font pas partie ; on les appelle "apocryphes". Et ces textes ont connu une diffusion et un succès importants. Quels en sont leurs auteurs ? Pourquoi n'ont-ils pas été intégrés au Nouveau Testament ?
Découverte de plusieurs évangiles apocryphes : d'une part ceux qui veulent raconter la vie de Jésus, d'autre part les évangiles que l'on appelle "gnostiques". Regard également sur l'évangile selon Thomas, qui n'entre pas dans ces catégories
Quand nous ouvrons le Nouveau Testament nous abordons un texte unanimement reconnu, dont les traductions dans les diverses langues semblent être le reflet le plus exact possible. Ce texte est le résultat de la transmission au cours des siècles de milliers de papyri et codices (les ancêtres de nos livres). Le texte actuel est un compromis essayant de prendre en compte au mieux les écarts dus aux copies, erreurs et autres interprétations